Ecodiag news


L'e-book "Faire ensemble", Manuel à l'usage des animateurs de réseaux collaboratifs vient de sortir...

Suivez l'évolution du programme SAGITER (Savoirs agroécologiques et ingéniosité des terroirs) en cliquant sur ce lien

L'écologie du paysage au service de la biodiversité.

Évaluation

Une démarche de qualité dans un contexte difficile


La mise en place d'un plan de gestion qualité était primordiale pour les partenaires, car l'une des productions finales - en l’occurrence une vidéo- a pour finalité de présenter la démaukrche de transfert, et de mettre en avant un certain nombre de préconisations, attachées aux conditions de réussites, facteurs facilitant, bonnes pratiques à mettre en œuvre, etc....

L'évaluation s'est articulée sur deux axes:

Une évaluation avec un regard plus "interne" et une évaluation dite plus "externe" .

Il est bon de rappeler que, suite aux recommandations des experts lors du rapport intermédiaire et de la visite de projet sur site, nous avons souhaité confier l'évaluation externe à un agriculteur, qui a été lui même autrefois agent de développement et a conduit à ce titre divers projets de territoire.

L'évaluateur a pris le parti de suivre deux sessions de démultiplication en Espagne - une sur le DAE et Dialecte- et l'autre sur Messicoles. Il a également suivi les trois séminaires du programme. Ceci lui a permis de se décaler dans la peau d'un formateur recevant la formation, tout en ayant son regard d'agriculteur.

Près de 25 journées passées avec l'équipe ont permis cette évaluation à double niveau: Une évaluation basée sur une observation du programme (interne) et une évaluation basée sur une vision de la biodiversité et de sa préservation.

C'est en ce sens qu'il apporte au programme une vision personnelle et quelques recommandations qu'il nous parait important de mettre en ligne et partager avec les membres du réseau, évaluateur(trices) de l'agence nationale et futurs formateurs appelés s'inscrire dans la démarche ecodiag.

L'évaluation interne

(Christophe Vidal et l'équipe)
Ce type d'évaluation se fait à l'occasion de chaque séminaire sur la base de la liste des taches qui ont été définies à l'occasion du séminaire de lancement, et revisitées "en évaluation" lors du séminaire intermédiaire de Roumanie.
Les partenaires ont pris le parti de conserver une prise de notes "brute" de chaque séminaire on peut voir ainsi le déroulé des travaux.

Les taches à réaliser, pour chacun des partenaires, ont été déroulées sur un to do it qui a été actualisé au fur et à mesure de l'avancement des actions. C'est un outil de pilotage et d'évaluation "objective" puisqu'il mesure l'état d'avancement du programme et les écarts qui le caractérisent. Il a été globalement bien suivi, même s'il a du logiquement faire l'objet de quelques adaptations au gré des besoins et demandes des divers partenaires..

Une évaluation des outils et de leur évolution


Cette évolution s'est faite au fur et à mesure de l'état d'avancement du programme sur trois outils qui se trouvaient à divers niveaux d'avancement : L'un Dialecte testé depuis près de dix ans, mais peu utilisé en pédagogie, l'autre, le diagnostic agroécologique d'exploitation, existant en tant que recueil et analyse de données, et le troisième Messicoles, simple outil de collecte et d'interprétation non formalisé.

Le confrontation à d'autres contextes a amené les promoteurs à revisiter ces outils et les adapter, tant du fait de l’inadéquation de leur conception dans un contexte idéal -ou presque- et de leur transfert dans un contexte plus complexe.

- Nous avons évalué cela sur le niveau et la facilité d'appropriation de ces outils par les formateurs qui s'est avéré difficile en cinq jours, ce qui a amené à faire une session approfondie en mars à Toulouse pour les formateurs espagnols, et une session en France en juin 2012 pour les formateurs roumains.
- Il a été mesuré la qualité des retours d'expériences qui ont permis l'adaptation des outils
- Il a été réalisé, à la fin de chaque session, un bilan du niveau d'appropriation par chacun, ainsi que des retours et préconisations qui se sont avérés précieux pour l'écriture finale des livrets de formation.
- Les plans, les architectures et les contenus des trois outils ont été validés en continu par l'ensemble des partenaires.

Une évaluation des sessions de travail

-Toutes les personnes ayant suivi les sessions de travail sont des formateurs ou des conseillers agricoles, ou même certains agriculteurs ayant des missions de conseil.
Les échanges ont été très denses, même si l'on constate à postériori que l'on n'a pas suffisamment insisté sur le contexte lors de la première session de sensibilisation qui aurait mérité d'être plus longue et mois axée sur les outils , et plus sur le contexte et les objectifs du territoire.
Ces éléments seront à prendre en compte dans les transferts à venir. Le contexte et le projet des partenaires doivent primer sur les outils transférés. Il serait d'ailleurs judicieux de vérifier lors du dépôt de candidature qu'un temps conséquent est consacré à cette inter connaissance.

Le fonctionnement du partenariat

- Si le partenariat transnational a fonctionné correctement, il n'a pas bien fonctionné au niveau local en Espagne où le lien entre les deux administrations de l'agriculture et de l'environnement ne s'est, en réalité jamais fait, ou seulement à la fin du programme. Nous avons compensé par la présence très assidue, y compris au séminaire intermédiaire et final, des techniciens spécialistes et des OCAS qui ont des compétences environnementales.
- Globalement,les partenaires avaient une habitude de travailler ensemble, et cette habitude peut s'avérer être un handicap car connaître un partenaire ne veut pas dire connaître le contexte dans lequel il évolue dans le cadre précis du projet. Il aurait fallu passer plus de temps à travailler sur ce contexte.

Les méthodes de transfert

La méthode utilisée, sensibilisation, formation de formateurs, retours-évaluations, remise en forme du module, écriture et démultiplication s'est avérée efficace, même si encore une fois la phase de sensibilisation a été trop courte, et il a fallu à fois, à l'occasion de chaque session, revenir sur des enjeux insuffisamment définis au départ.
La présence d'un l'évaluateur externe à certaines sessions a été très importante car son regard a sans cesse remis les formateurs en question sur leur outil.

L'impact des sessions

L'équipe de formateurs qualifiés existe maintenant dans chacun des deux pays, mais une frustration demeure en Espagne ou tous les formateurs qui ont été qualifiés sur sur Ecodiag ne viennent que du monde agricole. Un effort va devoir être conduit maintenant pour faire essaimer le programme vers le monde de l'environnement.

Le nombre de participants a été satisfaisant dans chacun des pays, même si la démultiplication des outils en Roumanie a été faite sans réelle concertation avec les formateurs français, mais cela s'explique par le fait qu'ils étaient venus se qualifier en France en juin 2012 durant 15 jours, et surtout qu'ils recevront en mai 2013 un groupe de 14 formateurs français venus, dans le cadre d'une mobilité, travailler sur les messicoles autour du Delta du Danube.
Ce sera la plus importante formation mise en œuvre sur le territoire puisqu'elle permettra de former un groupe de 30 personnes, et de consolider ainsi les compétences des formateurs roumains en charge de la démultiplication.

Exemple d'un point intermédiaire réalisé par l'ADZ Medgidia
Exemple d'un point intermédiaire réalisé par l'IFAPA de Chipiona

Évaluation externe

(Christophe Vidal)
Cette évaluation est une contribution de Christophe Vidal qui a joué ici un rôle d'évaluateur externe dans le programme tout au long de son déroulement.